12 novembre 2009
Fête de la science à Brissac
Du 16 au 21 novembre 2009 venez fêter la Science à Brissac !
Du lundi 16 novembre et jusqu'au samedi 21 novembre l'électricté et le magnétisme sont à l'honneur à la salle polyvalente de Brissac.
Qu'est ce que l'électricité? Comment fonctionne une pile? Peut-on faire un aimant au moyen d'un courant électrique? Avec quoi détecte-t-on les balises argos? Quels sont les dangers de la fée électricité ? Pourquoi la foudre frappe-t-elle le plus souvent les arbres ?...
Voici quelques-unes des questions sur lesquelles nous nous pencherons pendant cette semaine "Fete de la Science" à Brissac.
Ces ateliers de Physique sont organisés par l'Université des Sciences et Techniques de Montpellier (UM2) en partenariat avec la municipalité de Brissac, le CNRS, la Société Française de Physique (SFP), l'Institut de Physique de Montpellier (IPM), l'Institut d'Electronique du Sud (IES), les départements d'enseignement de Physique (DePhy) et d'Electronique-Electrotechnique-Automatisme (EEA), l'association Connaiscience ainsi que le club des radioamateurs de la MJC de Castelnau le Lez.
Du lundi 16 novembre au vendredi 20 novembre ces ateliers seront présentés aux classes de CM1-CM2 des écoles de Brissac, Cazilhac, Saint Bauzille du Putois, Viols le Fort, Notre Dame de Londres ainsi qu'à des élèves du collège Louise Michel de Ganges.
Le samedi 21 novembre de 9h à 18h cette exposition interactive sera ouverte à tous. Petits et grands pourront découvrir par eux-mêmes au travers d'expériences, de posters et d'animations mis en place le monde passionnant de l'électromagnétisme. Etudiants, jeunes chercheurs, chercheurs se feront un plaisir de leur servir de guide et essaieront de satisfaire au mieux leur curiosité.
Cette semaine de la Science brissagole se terminera samedi soir par la projection à 20h du film Frankenstein de James Whale sorti en 1931. Une discussion animée par Nicolas Chevassus au Louis, journaliste scientifique, suivra le film.
Pour toute information vous pouvez contacter par mail :
chenaud@ges.univ-montp2.fr
L'eau, bien commun
L’eau, bien commun de l’humanité
Signez l’appel de France Libertés : "Tous Porteurs d’eau"
Les actions de la Fondation
Le mouvement des Porteurs d’Eau
La remunicipalisation de l’Eau en France
Un enjeu planétaire et stratégique majeur
1,5 milliard de personnes dans le monde ne disposent pas d’accès à l’eau potable, et 2,6 milliards ne sont pas raccordées à un réseau d’assainissement. Plus de 30.000 personnes meurent chaque jour en raison de problèmes de santé liés à l’eau.
Que signifie le droit à l’eau pour ces habitants du Bangladesh empoisonnés par une eau contaminée par l’arsenic ? Pour ces filles africaines privées d’éducation parce qu’elles doivent faire des kilomètres pour aller chercher l’eau nécessaire à leur famille ? Ou chez nous, pour ces Bretons qui ne peuvent plus boire l’eau du robinet polluée par les pesticides et les nitrates ?
L’eau devient un enjeu stratégique majeur. En témoignent la volonté des Etats-Unis d’avoir accès aux réserves d’eau colossales du Canada pour les transférer sur leur propre territoire, les manœuvres politico-militaires autour d’une des plus grandes nappes au monde, celle de la zone de la triple frontière Paraguay-Brésil-Argentine appelée Guarani, le rôle de l’eau dans la politique de l’Etat d’Israël envers le peuple palestinien, ou la politique turque de construction de barrages sur l’Euphrate, qui empêche la Syrie et l’Irak de disposer de la ressource. En France, nous sommes confrontés à des difficultés grandissantes pour obtenir la distribution d’une eau de qualité : insidieusement, le service public de l’eau est passé peu à peu aux mains de quelques grandes compagnies privées attirées par ce marché très rentable. Ces multinationales de l’eau, dont les profits colossaux se font aux détriments des consommateurs, cherchent maintenant à exporter le modèle français partout dans le monde.
Pour France Libertés, il est essentiel voire vital que trois grands principes dans le domaine de l’eau soient enfin reconnus et respectés :
1. L’eau, élément constitutif de la vie, est un bien commun du vivant qui ne peut être traité comme une marchandise.
2. L’eau jaillit librement à sa source ; à l’état naturel, elle était
libre et accessible. Nous avons le devoir de la restituer à la nature
le meilleur état possible.
3. L’accès à l’eau et à l’assainissement est un droit humain
fondamental qui ne peut être garanti que par une gestion publique
participative, démocratique et transparente, inscrite dans la loi
Ces conditions sont le préalable à toute vie digne. Sans droit à l’eau, peut-on imaginer un véritable respect des droits de l’homme ?
11 novembre 2009
Festival national de films ALIMENTERRE
Festival national de films ALIMENTERRE
Alimentons le débat sur l'agriculture et l'alimentation de demain !
Plus 200 projections-débats dans une centaine de villes en France, au Togo, en Belgique et au Luxembourg.
Tout le programme du Festival ALIMENTERRE 2009 sur www.cfsi.asso.fr
4 séances projection-débat proposées à Montpellier en novembre :
- Jeudi 5 novembre 2009, cinéma Utopia (rue du Dr Pezet) 20h15 : Impensable disparition, l’indispensable paysan !
Film «La faim des paysans : une ruine programmée» (C. Fonquernie et B. Portier, 2006)
Intervenants débat : Clément Fonquernie (réalisateur), Dominique Soullier (syndicaliste paysan) - autre intervenant en attente
- Mardi 17 novembre 2009, cinéma Diagonal Capitole (rue de Verdun) 20h : Propriété privée, défense de semer !
Film «Les pirates du vivant» (Marie-Monique Robin, 2005)
Intervenants débat : Valérie Peyret (Réseau Semences Paysannes), Eric Marchant (Réseau Minga) - autre intervenant en attente
- Dimanche 22 novembre 2009, cinéma Utopia 10h : Agriculture durable : prenons-en de la graine
Film «Bioattitude sans béatitude» (Olivier Sarrazin, 2006)
Intervenants débat : Loïc Jeanjean (boutique Sentiers des Cévennes-Montpellier), Yuna Chiffoleau (INRA - développement des circuits courts Sud-Sud)
- Jeudi 26 novembre 2009, cinéma Diagonal Capitole 20h : Émeutes de la faim, la crise était presque parfaite
Film «Vers un crash alimentaire» (Yves Billy et Richard Prost, 2008)
Intervenants débat : Abdou Hadji Badji (Cadre régional de concertation des ruraux de Ziguinchor, Sénégal), Frédéric Lançon (CIRAD)
Contact :
Association Lafi Bala
Tél. : 04 67 79 27 67
www.lafibal.org
09 novembre 2009
Japon : fin de la privatisation de la Poste
Le Japon, le pays qui ne privatise plus sa poste
La Tribune.fr - 05/10/2009 | 23:16 - 756 mots
La révision du
processus de privatisation de la poste qui s'étalait sur dix ans est la
mesure emblématique du nouveau gouvernement Yukio Hatoyama. L'enjeu est
plus que symbolique. La Japan Post, qui fut longtemps une compagnie
géante, jouait un rôle social important, négligé par l'ex-Premier
ministre Junichiro Koizumi. Ce débat est à l'œuvre dans nombre de pays,
comme en témoigne le cas français ces jours-ci.
La victoire écrasante du Parti démocrate du Japon (PDJ, centre gauche)
aux législatives du 30 août dernier a mis fin à plus de
cinquante-quatre ans de règne presque ininterrompu du Parti
libéral-démocrate (PLD, droite). Pour autant, va-t-on assister à un
tournant historique des orientations de la politique économique
japonaise ?
Dans l'article "Ma philosophie politique", publié dans "Voice" au mois
d'août dernier, le futur Premier ministre Yukio Hatoyama soulignait sa
volonté de sortir des politiques du PLD, influencées par le
"fondamentalisme de marché", pour aller vers des politiques au service
de la vie des gens et créatrices de liens sociaux. Parmi les mesures
annoncées par le gouvernement Hatoyama, la révision du processus de
privatisation de la poste apparaît donc comme la plus emblématique des
politiques économiques que souhaite mener la nouvelle majorité en
s'opposant aux excès du libéralisme.
La privatisation de la poste a été le combat de toute la vie publique
du Premier ministre Junichiro Koizumi et son plus grand chantier
économique. Voté par le Parlement en octobre 2005, après bien des
blocages, la privatisation de la poste devait s'étaler sur dix ans
(2007-2017). Japan Post était alors un géant par son nombre de salariés
(271.000), son réseau national de bureaux (25.000) et son poids
financier assis sur la plus grande banque du monde (2.000 milliards de
dollars, 30% de l'épargne des ménages) ainsi que la plus grande
compagnie d'assurance-vie du Japon (1.000 milliards de dollars, 40% des
actifs d'assurance-vie des ménages).
Cette épargne était mise au service de l'Etat japonais via l'achat
d'obligations publiques et permettait, notamment, de financer les
dépenses d'infrastructures. La poste représentait, pour ses défenseurs,
le symbole de soutien à "l'Etat constructeur" ("doken kokka"), version
japonaise de l'Etat providence et, pour ses détracteurs, celui de la
bureaucratie, de la corruption et de l'endettement public.
Contrairement à de nombreux pays européens, l'élément moteur de la
privatisation de la poste japonaise a été l'intégration dans le giron
privé du pôle financier public et non l'ouverture à la concurrence du
secteur du courrier.
La privatisation de la poste a commencé par l'éclatement de Japan Post en quatre entités :
- la banque avec Japan Post Bank,
- l'assurance avec Japan Post Insurance,
- le courrier avec Japan Post Service et
- les bureaux de poste avec Japan Post Network.
Quatre filiales gérées par un holding (Japan Post Holdings) dont les capitaux étaient au départ à 100% publics.
A l'horizon de fin septembre 2017, tous les titres de la Japan Post
Bank et de la Japan Post Insurance devaient être vendus et l'État ne
devait conserver qu'environ le tiers de l'ensemble des titres gérés par
la Japan Post Holdings.
Toutefois, les mesures de privatisation de la poste se sont très vite
traduites par des retombées négatives sur la vie des ménages.
La fermeture de plus de 300 bureaux de poste a fortement pénalisé les
personnes âgées, privées de services courrier et paiement des retraites
ou de collecte des dépôts d'épargne à domicile.
Pendant sa campagne électorale, Yukio Hatoyama a insisté sur le fait
que la décision de privatiser la poste ne s'était basée que sur la
logique du marché et avait négligé le rôle traditionnel de lien social
joué par le personnel de la poste au niveau local, porteur
d'importantes valeurs communautaires. C'est pourquoi son gouvernement
s'est tout de suite attelé au dossier de la poste.
Selon les plans du gouvernement, les deux compagnies Japan Post Service
et Japan Post Network seront intégrées dans la Japan Post Holdings.
Cette nouvelle configuration facilitera la coordination de leurs
activités et améliorera les services rendus, services qui s'étaient
dégradés depuis le cloisonnement des activités en 2007. Mais, surtout,
elle permettra de compenser la baisse attendue des profits de la Japan
Post Service et de Japan Post Network par des financements basés sur
les profits des entités financières postales.
De leur côté, la Japan Post Bank et la Japan Post Insurance devraient
rester séparées et continuer d'être gérées par la Japan Post holdings.
Alors que dans le système actuel l'Etat devait vendre environ deux
tiers des titres de la Japan Post holdings d'ici à 2017, le nouveau
plan prévoit que l'Etat devra posséder plus de deux tiers de ceux-ci,
la Japan Post Holdings détenant également plus de deux tiers des titres
de chacune des institutions financières.
En exerçant un contrôle total sur les trois services de la poste
(courrier, banque, assurance), l'État peut ainsi assurer une qualité
homogène de service sur l'ensemble du territoire et favoriser le
financement d'activités utiles à l'avenir de la collectivité.
Ce dossier semble bien attester une orientation nouvelle de la politique économique japonaise..
Evelyne Dourille, économiste au CEPII
08 novembre 2009
Copenhague : L'Ultimatum Climatique
Copenhague : L'Ultimatum Climatique
envoyé par BTrenaissance. - L'info internationale vidéo.
Le miroir de la liberté, Liliana Bodoc
Le miroir de la liberté, Liliana Bodoc -Seuil jeunesse, Chapitre
Non seulement, nous avons là un sujet universel mais le style de Liliana Bodoc allie profondeur, poésie et maîtrise narrative pour nous parler du voyage étonnant d’un petit miroir au cadre d’ébène.
Tout commence en afrique. Imaoma avait épousé Atima. Ce dernier offrit à son épouse ce petit miroir serti d’ébène qui tenait juste dans la paume de la main.
Or, un jour, qu’Atima s’était éloignée du village pour cueillir des baies comestibles, le malheur surgit dans la figure de chasseurs d’enfants esclaves. Sa petite fille fut prise dans les mailles d’un filet. Atima eut juste le temps de lui confier le petit miroir. Et Atima Imaome partit pour toujours.
Elle fut achetée par Mr Fontezo y Cabrena. Sa fille Raquel en fit sa petite fille de compagnie. Elle l’aimait beaucoup, et, en cachette, lui apprit à lire. Un jour, pourtant, des déboires financiers obligèrent Atima de changer de maître et emporta, une fois de plus le petit miroir.
Plus tard, elle donna naissance à une petite fille qui devint très vite orpheline. restée seule à la mort de ses parents, décédés suite à une épidémie de peste, elle grandit sur la plantation. Mais enfant rebelle, elle n’avait qu’une idée : fuir !
Le petit miroir eut un destin mouvementé. De l’Afrique des origines, il passa au marché des esclaves du Rio de la Plata, puisse retrouva entre les mains du Général San Martin, le libérateur de l’Argentine. Puis,il aboutit dans un magasin d’antiquités à Cancha Rayada à Madrid. Enfin Raquel, par une coïncidence extraordinaire, récupéra le miroir. Elle décida de traverser l’océan pour le remettre à son amie...
Il faut lire ce récit entre conte et réalisme, à la fois poignant et d’une douceur telle que le souffle de la liberté transcende toute l’adversité des destinées humaines.
Une traduction qui donne au récit sa double appartenance latino-africaine et un très beau traitement du motif du miroi.
C’est beau comme le tambour qui fait entendre sa voix douce ou menaçante :
Tam..
Tam, tam.
Tam...
Tam, tam.
A recommander pour tous à partir de 10 ans
07 novembre 2009
Walter retour en résistance
Retour en résistance
Colette Boudou :
"Résister se conjugue toujours au présent" (Lucie Aubrac). Walter et ses amis résistants en témoignent dans ce film de Gilles Perret Un film à voir et à soutenir!: Sortie en salle le 4 novembre 2009.
Walter Bessan avait 16 ans quand il est entré en résistance, pendant la dernière guerre mondiale, ce qui lui a coûté une déportation à Dachau. Il n'a jamais cessé depuis de militer et de s'indigner face aux atteintes portées aux droits de l'homme et aux valeurs républicaines.
Il a aussi consacré beaucoup de son temps à aller dans les écoles, à accompagner des jeunes à Dachau, à expliquer l'horreur et ce qui a permis qu'elle puisse s'accomplir: le fascisme qui "se nourrit toujours du racisme, de l'intolérance et de la guerre, qui eux-mêmes se nourrissent des injustices sociales".(Appel à la commémoration du 60ème anniversaire du programme du Conseil National de la Résistance).
Bernard Accoyer, président de l'Assemblée Nationale, n'accepte pas que Gilles Perret puisse dans son interview l'interroger sur la contradiction qu'il y a à venir célébrer la résistance tout en soutenant par ailleurs un gouvernement qui ne cesse de démanteler les protections sociales et de privatiser les entreprises publiques.
C'est oublier que le programme du Conseil National de la Résistance contenait deux parties, signées par les différentes composantes de la résistance unifiée, des gaulistes aux communistes: il ne s'agissait pas seulement de se débarasser de l'occupant nazi mais aussi de prévoir ce qu'il y aurait après la libération. Ce programme a été mis en place après la guerre, pas entièrement certes, mais de manière substantielle: création de la Sécurité sociale, nationalisation des secteurs essentiels, liberté et indépendance de la presse, vote des femmes...
Ce film est émouvant lorsque Walter évoque l'arrestation des membres de son groupe de résistants, la vie dans les camps de concentration, ceux qui n'en sont pas revenus...
Mais c'est aussi un film mobilisateur et plein d'espoir, qui rappelle qu'alors les résistants ont gagné bien que minoritaires parmi la population. Qu'il est de la responsabilité de chacun de résister aujourd'hui contre l'inacceptable. Que comme le dit Lucie Aubrac:
"Le verbe Résister doit toujours se conjuguer au présent".
"Créer c'est résister. Résister, c'est créer"
http://www.walterretourenresistance.com/lefilm.html
Bande annonce Walter retour en résistance
envoyé par lavaka. - L'actualité du moment en vidéo.
Agriculture Loww-cost. Ils ont osé
06 novembre 2009 - 08H41
Agriculture - France
L'Élysée propose aux exploitants français de recruter low-cost en Europe de l'Est
Un conseiller de Nicolas Sarkozy aurait proposé aux agriculteurs français de recruter des intérimaires polonais et roumains rémunérés au tarif en vigueur dans leur pays d'origine - soit 2 à 4 euros de l'heure - pour travailler dans l'Hexagone.
Par Dépêche (texte)
REUTERS - Des ressortissants d'Europe de l'Est payés au même tarif que dans leur pays pour travailler dans l'agriculture française, telle est la proposition qu'aurait faite un conseiller technique de l'Elysée aux producteurs de fruits et légumes.
L'Elysée a nié qu'il s'agisse d'une proposition, affirmant vouloir seulement étudier la situation dans les pays qui font appel à cette main d'oeuvre faiblement payée, sans nécessairement l'importer en France.
Selon le syndicat Légumes de France, cette idée a été formulée la semaine dernière à Angélique Delahaye, présidente de l'organisation, par Christophe Malvezin, conseiller de Nicolas Sarkozy pour l'agriculture.
"Il lui a proposé de faire venir des intérimaires polonais aux conditions du pays d'origine", a dit à Reuters Denis Digel, administrateur de Légumes de France et chargé du dossier des coûts salariaux.
Cette suggestion a été réitérée mercredi devant un responsable agricole du Vaucluse reçu à l'Elysée, a-t-il ajouté.
"Ils souhaitent nous aider à créer des structures d'intérim à l'étranger pour faire venir des salariés. Ce n'est pas du tout ce que veut la profession. On l'a toujours dénoncé", a souligné Denis Digel, lui-même producteur de légumes en Alsace.
Christophe Malvezin a expliqué pour sa part à Reuters que sa proposition était "d'analyser ce qui se passe dans les autres pays" plus compétitifs que la France, conformément à la demande du président de la République "qui a demandé que l'on tienne compte de leur expérience".
"Ce n'est pas parce que les Allemands font venir des Polonais à des coûts polonais qu'on va le faire en France, mais il faut aller au bout de l'analyse", a-t-il ajouté.
Quant aux agences d'intérim, leur rôle aurait été évoqué par des agriculteurs français qui s'adressent déjà à elles pour recruter des saisonniers d'Europe de l'Est, a-t-il précisé.
Intolérable
Le sujet a de quoi relancer les polémiques qu'avait provoquées en France le projet de directive Bolkestein, qui aurait permis à un prestataire de services de travailler dans n'importe quel pays de l'Union européenne aux conditions de son pays d'origine.
Finalement abandonné en raison d'une forte opposition syndicale et politique, le texte avait alimenté le mythe du "plombier polonais" et contribué à provoquer la victoire du "non" au référendum de 2005 sur le projet de Constitution européenne.
Les producteurs de fruits et légumes français dénoncent depuis des années les distorsions de concurrence avec les pays voisins. Ils demandent que leurs charges et cotisations sociales soient remplacées par une TVA sociale applicable à l'ensemble des productions agricoles, nationales et importées.
En Allemagne, où les employeurs bénéficient d'une exonération totale des charges sur la main d'oeuvre saisonnière sans être tenus de respecter un salaire minimum, le coût horaire moyen de la main d'oeuvre est de six euros.
Il est de 11,30 euros en France avec un smic à 8,82 euros et devrait passer à 10,50 euros du fait de l'exonération totale de charges patronales sur les travailleurs saisonniers annoncée le 27 octobre à Poligny (Jura) par Nicolas Sarkozy.
"Cette mesure ne règle pas le problème mais on ne peut pas tolérer qu'on fasse venir des travailleurs étrangers dans nos entreprises alors qu'on se bat pour le développement de l'emploi local", a déclaré Denis Digel.
Avec la remontée du chômage, il n'y a, selon lui, aucune pénurie d'emploi dans l'agriculture en France.
http://www.france24.com/fr/20091106-france-agriculture-gouvernement-malvezin-interimaires-polonais-roumains-tarifs-pays-recrutement#comment-form
06 novembre 2009
Affaire Clearstream 2
Affaire Clearstream 2 : Après les procès, les affaires continuent.
L’acharnement de Clearstream contre Denis Robert doit cesser
Dès les années 1990, le journaliste d’investigation Denis Robert a mis les paradis fiscaux et judiciaires européens sous les projecteurs, à une époque où ceux-ci étaient tenus dans l’ombre.
En 1996, il a été à l’origine de l’Appel de Genève, en faveur d’un espace judiciaire européen disposant des moyens de s’opposer aux circuits financiers occultes.
Il a enquêté sur la chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream, dont les activités s’étendent dans une centaine de pays dont une quarantaine de paradis fiscaux. Il a mis en lumière son rôle déterminant dans la dissimulation interbancaire à l’échelle mondiale. Il a décrit ce système opaque de mouvements de capitaux dans plusieurs ouvrages [1]. Rappelons qu’en janvier 2009, en pleine crise financière, Clearstream annonçait fièrement conserver en ses comptes 10 000 milliards d’euros de valeurs pour ses clients.
En sept ans, Denis Robert a eu à subir une soixantaine de procédures en France et à l’étranger émanant principalement de la firme luxembourgeoise, mais aussi de banques incriminées dans ses livres. La plupart ont été gagnées par le journaliste, grâce à l’appui de son comité de soutien.
Si Denis Robert a été mis en examen pour « recel de vol et d’abus de confiance » dans l’affaire « Clearstream 2 », il le doit d’abord à une plainte déposée par Clearstream qui a été relayée par les autorités judiciaires françaises. Même si le ministère public a demandé sa relaxe, qui pourrait être prononcée fin janvier 2010, les dommages matériels et moraux sont bien réels. Denis Robert est poursuivi pour avoir fait son travail de journaliste et pour n’avoir pas cédé aux pressions. Il reste aujourd’hui principalement quatre procédures opposant Clearstream et Denis Robert. Elles concernent ses livres, son premier film et une émission de télévision. Et montrent l’acharnement de la multinationale luxembourgeoise contre le journaliste.
Le tapage médiatique fait autour de la guerre entre Villepin et Sarkozy occulte la réalité des trafics financiers et leurs conséquences désastreuses sur le plan économique, social et démocratique.
Attac apporte son plein soutien à Denis Robert et réitère son attachement à l’indépendance de la justice et des médias à l’égard des pouvoirs financier et politique.
Face aux procédures en cours, le soutien financier de Denis Robert est essentiel. Pour les dons, en ligne ou par voie postale, vous pouvez consulter le site : http://lesoutien.blogspot.com
Attac France,
Montreuil, le 6 novembre 2009
Notes
[1] Voir ses livres « Révélation$ », « La boîte noire » et « Clearstream, l’enquête » et ses deux documentaires : « Les dissimulateurs » ainsi que « L’affaire Clearstream racontée à un employé de Daewoo » où il s’attache à montrer le lien entre ces pratiques illégales et les licenciements en France.
Kalachnikov blues, Sunjata
Sur les rives du Zali, le commissaire Doré Dynamite coule ses journées à bâfrer des bananes plantain, à roupiller et à baffer la multitude de piéteurs de sa ville dans l’espoir d’un aveu encore plus menteur que la vérité. Mais que pèse-t-il dans les tours de passe-passe orchestrés par les multinationales et les politiques de ce pays béni des dieux, aux sous-sols plus que riches de minerais nécessaires à son développement ?
Entre torpeur et brèves de maquis au détour d’une bière frelatée, entre complots cossus dans les salons des puissants et sordides assassinats dans les ruelles démocratiques, Sunjata signe ici un premier polar drôle, grinçant, acerbe sur un pays pris dans la nasse de la Françafrique, entre les petits vols des moins que rien et les scandales inépuisables des « affaires africaines ».












