08 février 2010
La république de l'imagination
La république de l'imagination, Patrice Nganang - Vents d'ailleurs
07 février 2010
Médecine du travail : projet Darcos
Appel contre le projet Darcos de mise à mort de la médecine du travail
À l'heure de la sous déclaration massive des accidents du travail, de l'augmentation des maladies professionnelles et des suicides au travail (comme cela a été révélé à France Télécom) à l'heure de la hausse des accidents cardiaques et vasculaires liés au stress et à la souffrance au travail, à l'heure où dérivent les méthodes de management et leurs exigences dévorantes de productivité, faut-il affaiblir ou renforcer la médecine du travail ?
Après plus de vingt ans de dégradation continue de la santé au travail, nul ne nie qu'il y ait besoin d'une grande réforme pour la reconstruire. Mais les salariés, les syndicats, les professionnels des questions de santé au travail sont terriblement inquiétés par les orientations de la « réforme » annoncée de M. Darcos.
C'est un projet qui va dans le sens de celui du Medef auquel, pourtant, tous les syndicats de salariés se sont opposés unanimement en 2009. Il propose carrément de violer le cadre de responsabilité du médecin du travail pour qu'il serve de bouclier protecteur à celui des employeurs. Il est en contradiction de manière rédhibitoire avec les principes du Code de Déontologie médicale inscrits dans la Loi. Il projette d'organiser les prochains services de santé au travail (SST) en donnant total pouvoir au patronat : seront juges et parties ceux-là mêmes qui créent les risques.
Plus que jamais les médecins du travail et les autres acteurs des SST seront cantonnés dans des activités éloignées de la défense de la santé des travailleurs. Il s'agit de la mort de toute réelle prévention en santé au travail. Il s'agit de « démédicaliser » la seule spécialité dont l'objet est le lien entre la santé et le travail. Il s'agit de prendre prétexte de la pénurie (réversible) de médecins du travail en les remplaçant par des infirmiers alors que ceux-ci ne peuvent pas se substituer aux médecins et qu'ils n'ont pas de statut protégé. Il s'agit de transférer ces missions aux directeurs des services interentreprises de santé au travail (SST) c'est-à-dire aux Conseils d'Administration composés majoritairement d&rsq uo;employeurs (2/3). Il s'agit de déposséder les « commissions de contrôle » de leurs prérogatives notamment en ce qui concerne le droit d'opposition à la mutation ou au licenciement des médecins du travail, alors qu'au contraire ce droit d'opposition devrait être étendu pour que tout « Intervenant en Prévention des Risques Professionnels » bénéficie d'un statut de « salarié protégé ».
Comment une « prévention » peut-elle exister, sans entretien clinique régulier avec les salariés, en espaçant les visites tous les 3 ans ? L'aptitude et l'inaptitude seraient définies du point de vue patronal : actuellement ces notions n'ont pas de définition légale, le médecin du travail les apprécie au cas par cas selon les risques pour la santé liés au poste de travail. Une nouvelle définition écrite dépendrait exclusivement de la capacité du salarié à effectuer la totalité des tâches prescrites : elle aurait une « simplicité » radicale, binaire (apte ou inapte) et reviendrait à supprimer toute notion d'aménagement de poste et d'adaptation des tâches à l'homme.
Le Medef voulait aussi que le médecin-conseil puisse déclencher une procédure obligatoire de retour au travail pendant l'arrêt de travail. L'employeur serait libéré de ses obligations de reclassement dès la visite de reprise. Après cette visite unique, et dans un délai de 21 jours, le salarié déclaré inapte pourrait être licencié. Les voies de recours, aujourd'hui possibles auprès de l'inspection du travail, seraient renvoyées à des dispositions non précisées. Le projet de X. Darcos reprend les mêmes intentions, très dangereuses pour les salariés victimes d'accident du travail ou de maladie professionnelle. Au contraire de tout cela, une véritable prévention en santé au travail est nécessaire et possible.
L'indépendance professionnelle exige que les préventeurs soient à l'abri des pressions de ceux qui les paient. Avec le mode de production en flux tendu et la recherche effrénée de gain de productivité, les conditions de travail se dégradent partout, tous les secteurs sont « à risques », bureaux comme ateliers. Une authentique médecine de prévention, en adéquation avec les constats sur le terrain, peut tirer sa grande pertinence de l'entretien clinique régulier des salariés avec le médecin du travail. Il faut que la médecine du travail authentique et spécifique soit un véritable service public indépendant, avec les moyens nécessaires, la formation, les effectifs, et la prévention apparaîtra redoutablement efficace, progressive et finalement « économique » dans l'int& eacute;rêt des salariés.
Que tous les acteurs de progrès refusent ensemble le projet Darcos de mise à mort de la médecine du travail POUR une authentique médecine du travail, indépendante, dans l'intérêt exclusif de la santé des salariés !
Signez cet appel sur le site "non-mort-medecine-travail.net"
Qui est le plus nul, Mr Proglio ?
Deux cents fois zéro = zéro
20 janvier, 2010 de Jean-Marie Harribey
Le PDG d’EDF, Henri Proglio, qui cumule cette fonction avec celle de président du conseil d’administration de Veolia, va percevoir un double salaire : 1,6 million d’euros d’un côté et 450 000 de l’autre, soit plus de 2 millions par an, c’est-à-dire près de 200 fois le SMIC.
La justification d’un revenu aussi élevé qui revient en boucle dans la bouche des ministres chargés de faire passer cette pilule auprès des citoyens (Lagarde, Woerth, Estrosi…) et dans celle des commentateurs « voix de leurs maîtres » est qu’il faut attirer et retenir les talents.
Donc, raisonnons. Puisque le talent se mesure par le revenu, Proglio est 200 fois plus talentueux qu’un smicard. Or le smicard jouit d’une considération à peu près nulle dans notre société puisque son talent présumé est nul. Le talent de Proglio est donc égal à 200 fois zéro.
02 février 2010
Le Proche Orient, Alain Gresh
LES AMIS DU MONDE DIPLOMATIQUE (groupe du Gard)
organisent, le mardi 9 février à 20 Heures à l'École des Mines d'Alès
une conférence-débat, animée par
Alain GRESH, directeur adjoint du Monde Diplomatique
sur le thème:
LE PROCHE ORIENT ,
ENJEUX ÉCONOMIQUES ET STRATÉGIQUES,
Alain Gresh est avec Dominique Vidal un spécialiste du proche orient. Il a publié seul et avec Dominique Vidal et Tariq Ramadan des ouvrages éclairants sur Israël, la Palestine, le Proche-Orient, l'Islam mais aussi la laïcité. Dans son blog Nouvelles d'orient il se propose "d' essayer de faire passer une autre information, offrir une autre manière de voir le Proche-Orient et ses conflits ". Alain Gresh exposera la situation au Proche-Orient en traitant notamment de la question du pétrole et de l'intégrisme. Son intervention sera suivie d'un débat.
Comme d'habitude l'entrée est libre et gratuite. Il est possible d'accéder au parking de l'École des Mines. Merci de diffuser l'information
Bernard Souyris.Correspondant des AMD Le village 30260. Brouzet les Quissac 04 66 77 38 47
01 février 2010
Retraite, la piste inexplorée...
Retraites : la piste inexplorée de l’égalité
Par CHRISTIANE MARTY membre du conseil scientifique d’Attac
Le gouvernement a annoncé la «réouverture» du dossier retraites en 2010 et
prévenu que l’âge de départ à la retraite sera «mis sur la table sans
tabou»… En dépit du bilan négatif des précédentes réformes sur le niveau des
pensions et de leur inefficacité pour permettre un financement pérenne, le
schéma reste la même : allongement régulier de la durée de cotisation, recul
de l’âge de départ à la retraite. L’idée que ces mesures sont indispensables
pour prendre acte du vieillissement de la population semble logique a
priori. C’est pourtant une fausse évidence, qui joue sur un amalgame et une
occultation.
Amalgame, car repousser l’âge officiel de départ à la retraite ne repousse
pas l’âge de fin d’activité. En théorie, on applique le principe «plus de
cotisants, moins de retraités». En pratique, la majorité des actifs âgés n’a
pas le choix de travailler plus longtemps car elle n’est déjà plus en
emploi : en 2006, seulement 40% des personnes actives de 60 ans se
trouvaient encore employées. Au lieu de viser à augmenter le nombre de
cotisants toutes catégories, le gouvernement et le Conseil d’orientation des
retraites (COR) se focalisent sur le taux d’emploi des seuls seniors,
affiché comme un levier essentiel pour assurer l’équilibre financier des
retraites. Au détriment d’autres leviers, pourtant plus légitimes, cohérents
et favorables au bien-être de la société, comme lutter contre le chômage des
jeunes et améliorer l’emploi des femmes. Ceux-là ne retiennent même plus
l’attention.
Occultation, parce que l’allongement de l’activité des seniors, outre qu’il
n’est souhaité ni par les concernés, souvent usés par les conditions de
travail, ni par les entreprises qui s’en débarrassent, ne favorise pas la
place faite aux jeunes. La France s’illustre justement par un taux de
chômage des jeunes de 19%, l’un des plus forts de l’Union européenne. De
plus, 23% des jeunes qui ont un emploi sont à temps partiel, souvent
imposé : les jeunes entrent de plus en plus souvent sur le marché du travail
par des formes atypiques d’emploi, défavorables pour leur future retraite.
L’augmentation du taux d’emploi des femmes représente un fort potentiel de
rentrée de cotisations. En 2001, le COR reconnaissait que «des marges
sensibles d’augmentation de l’activité féminine existent». Depuis, aucune
proposition. Rappelons d’abord qu’avoir un emploi est une condition
indispensable pour l’autonomie des femmes et correspond à leur souhait.
Pourtant les caractéristiques de l’emploi féminin (précarité, temps partiels
imposés, faibles salaires, chômage supérieur) et le manque de crèches sont
autant de «désincitations». En France, l’écart de salaire moyen entre hommes
et femmes est de 19% et ne diminue plus. Tout cela aboutit à de fortes
inégalités de pensions entre les sexes que les précédentes réformes de
retraite n’ont fait que renforcer…
Dans un rapport de décembre 2009, la Commission européenne constate - une
nouvelle fois - les fortes inégalités entre hommes et femmes en Europe. Elle
met en avant une étude récente d’experts qui «montre que l’élimination des
disparités entre les femmes et les hommes dans le domaine de l’emploi
pourrait entraîner une croissance du PIB de l’ordre de 15 à 45%». La part
des cotisations de retraites dans le PIB étant de 13%, une croissance de 15%
du PIB (prenons simplement la fourchette basse) représenterait un apport de
cotisation de 37 milliards d’euros par an. Cet apport serait pérenne si la
dynamique de l’égalité ne se dément pas. A comparer au besoin de financement
des retraites évalué (COR 2007) entre 25 et 33 milliards à l’horizon 2020…
Si raisonner en termes de croissance du PIB est discutable, ces chiffres
montrent néanmoins la dynamique que peut créer l’égalité.
L’emploi des femmes est un domaine où les politiques peuvent jouer à fond, à
travers le développement de structures d’accueil de la petite enfance,
d’aide aux personnes dépendantes, la lutte contre le temps partiel non
choisi, pour des emplois de qualité. Loin de tout productivisme
consumériste, il s’agit là de répondre aux besoins sociaux. C’est cette
pleine participation des femmes au marché du travail, dans l’égalité, qui
peut initier un cercle vertueux autour de la satisfaction des besoins et de
la création d’emplois. La question des retraites relève d’un choix de
société. Les jeunes et les femmes veulent un emploi. La plupart des seniors,
non, et les entreprises ne veulent pas d’eux non plus. Au lieu de s’obstiner
à vouloir faire travailler les seniors, l’avenir n’est-il pas plutôt de
permettre le travail des jeunes et des femmes ? Des solutions existent,
autres que la nouvelle dégradation annoncée. Ne pourrait-on pas organiser un
véritable processus démocratique pour choisir notre modèle de retraites ?
31 janvier 2010
Débat aux amis du journal L'Humanité
Du débat identitaire au débat citoyen
Salle Guillaume de Nogret
Organisé par Les amis du journal L'Humanité
Mercredi 3 février 2010
18h ouverture et accueil des participants par Jean luc Pouget animateur des Amis du journal l’Humanité. Les débats seront présentés et animés par Eric Soriano, maître de conférence en science politique à l'UM III .
18h15/18h30 intervention de Pierre Schill, professeur d’histoire-géographie au lycée Jules Ferry à Montpellier: « Retour au village. Mots et images de l’identité nationale dans le discours de Nicolas Sarkozy » suivie d’un débat.
18h45/19h intervention d’Aziz Krichen, économiste et Président de l’association des Cévennes pour le loisir éducatif (ACLE): « Diviser ceux qui doivent être unis. Unir ceux qui doivent être divisés » suivie d’un débat.
19h30/19h45h intervention de Philippe Martel, Professeur à l'Université Paul Valéry, Département d'occitan: « La France et ses langues ou la tentation du monolinguisme à front de taureau » suivie d’un débat.
20h45 buffet marocain proposé par Malika Bertrand
21h30 Spectacle intitulé « Dans le quartier de mon enfance »… avec plusieurs artistes tels Soisic, Julien Heurtebise, Patrick Hannais, Jacques Palliés …
Jeudi 4 février 2010
18h ouverture et accueil des participants. Les débats seront présentés et animés par Eric Soriano, maître de conférence en science politique à l'UM III .
18h15/18h30 intervention de Benoit Larbiou, politiste: « Logiques sociales de construction du marché identitaire » suivie d’un débat.
18h45/19h intervention de Michel Fratissier, maitre de conférences en histoire à l’IUFM de Montpellier: « Juin 1940-Mai 45: entre rupture et reconstruction du binôme Identité nationale-République » suivie d’un débat.
19h/20h30: DEBAT général et intervention d’associations et de syndicats, conclusion et perspectives: débat animé par Eric Soriano
20h30: buffet marocain proposé par Malika Bertrand
21h/22h: la fin de soirée est animée par l’association UNI’SONS association qui mène des projets artistiques et culturels autour de la musique Hip Hop à Montpellier et dans l'Hérault
Confortable ?
29 janvier 2010
Retraite une mence qui se précise
Retraites : résister au cynisme Jean-Marie Harribey
L’Humanité Dimanche, 28 janvier 2010
Parmi les multiples atteintes aux droits des travailleurs dont s’est rendu coupable le capitalisme néolibéral, il y a la remise en cause de la protection sociale, en particulier l’assurance vieillesse. Les gouvernements français se sont illustrés dans le démantèlement des retraites par répartition en maniant deux paramètres : l’allongement de la durée de cotisation et la modification du mode de calcul des pensions. Le résultat est net : la baisse des pensions peut atteindre 20% depuis les réformes Balladur (1993) et Raffarin-Fillon (2003). Beaucoup de pays se sont engagés dans des voies analogues, harcelés par les recommandations expresses de la Banque mondiale, du FMI et de l’OCDE faisant la propagande des fonds de pension. La première marque de cynisme – ou de bêtise, on ne sait – est là : la capitalisation ne serait pas soumise aux contraintes démographiques.
De nouvelles attaques se préparent en France. L’une, classique, émane du Medef : abroger l’âge légal de départ à la retraite, ou tout au moins le reculer. Elle vient de trouver un soutien dans une déclaration assassine de Martine Aubry : « Je pense qu’on doit aller, qu’on va aller très certainement vers 61 ou 62 ans. » Par ailleurs, le Conseil d’orientation des retraites réfléchit à la proposition de faire basculer notre système de retraite dans un système par points ou par comptes notionnels. L’idée serait d’obtenir la baisse des pensions en se débarrassant de la contrainte d’avoir à assurer un taux de remplacement minimal du salaire. Cet objectif serait atteint dans un système par points en jouant sur la diminution de la valeur du point, et, dans un système par comptes notionnels, en neutralisant l’effet de l’âge de départ à la retraite puisque la somme perçue par le retraité pendant tout son temps de retraite serait répartie en fonction de son espérance de vie.
Ces projets sont cyniques pour au moins sept raisons.
1. Toutes les déclarations annonçant les futures réformes imputent l’aggravation des déficits des caisses de retraite à l’évolution démographique, alors qu’elle n’est due qu’à la crise et que la perspective démographique pour les retraites s’est au contraire améliorée.
2. Les études préalables aux nouveaux projets programment ouvertement une nouvelle baisse des pensions de 15 à 20%, une fois le système par comptes notionnels en place. Jusqu’ici, on jurait aux salariés que les réformes visaient à sauver leur retraite.
3. Au nom de l’égalité par le bas, le statut de la fonction publique sera encore rabougri en supprimant la relation entre la pension et le dernier salaire.
4. Les travailleurs précaires, notamment ceux effectuant les travaux les plus pénibles et les femmes aux carrières discontinues et aux salaires minables, seront obligés de travailler le plus tard possible, bien loin de la liberté individuelle proclamée.
5. La justification avancée est de faire coïncider les cotisations versées par chacun tout au long de l’activité et la totalité de sa retraite, afin de vider le système de son caractère légèrement redistributif et d’en faire un système d’épargne individuelle.
6. Le mirage des fonds de pension est toujours présent, même après une débâcle financière, notamment celui du Fonds de réserve des retraites dont Thomas Piketty, auteur d’un projet sur les comptes notionnels, demande le provisionnement pour passer la bosse du baby-boom.
1 L’Humanité Dimanche a titré « Retraites : se battre point à point ». Cela pourrait laisser croire à une approbation du système par points, ce qui n’est pas le cas.
7. Finalement, l’hypothèse implicite à ces projets est qu’il n’y aura pas un sou de plus pour la protection sociale. La répartition fondamentale entre masse salariale et profits ne bougera jamais plus, quelle que soit l’évolution de la richesse. Ainsi, l’action sur le paramètre des cotisations est a priori exclue. Pas question d’augmenter le taux patronal ou d’élargir l’ assiette.
La résistance commence là : faire front face au cynisme des classes possédantes et à la bêtise des bien-pensants.2
2 Pour compléter : http://harribey.u-bordeaux4.fr/travaux/retraites/retraites-jarnac.pdf
28 janvier 2010
Bienséances...
27 janvier 2010
Attaque contre internet
ACTA attaque l’Internet ! Attaquons ACTA ! - Solidarité avec La Quadrature du Net
Publié le 26 janvier 2010
Nous publions ci-dessous un appel de la Quadrature du Net à se mobiliser contre l’ACTA
(Anti-Counterfeiting Trade Agreement ou Accord commercial
anti-contrefaçon), un projet de traité visant à étendre la riposte
graduée à l’international.
Cet appel est suivi d’un autre : un appel à soutenir financièrement la Quadrature du Net lancé par Benjamin Bayart, président de la French Data Network (FDN), un fournisseur d’accès à Internet associatif qui est partie prenante de la Quadrature. (Acrimed)
ACTA attaque l’Internet ! Attaquons ACTA !
Paris, le 25 janvier 2009 — Les négociations sur
l’Accord Commercial Anti-Contrefaçon (ACTA) se tiendront du 26 janvier
au 29 janvier à Mexico. Le but de l’ACTA est de contrôler Internet,
tout en évitant soigneusement les processus démocratiques. Des
négociateurs non-élus aux ordres des industries du divertissement
attaquent l’essence même d’Internet. Attaquons l’ACTA ! Dévoilons ses
négociateurs pour les mettre face à leurs responsabilités.
Du 26 au 29 janvier, des représentants d’une poignée de pays (dont l’Union européenne, représentée par la Commission) se rencontreront à Mexico pour décider du futur de l’Internet et d’autres problématiques telles l’accès aux médicaments. Sans contrôle d’organisation démocratique et supervision démocratique, les conditions sont idéales pour que les lobbies du divertissement accomplissent leur rêve : imposer un régime de copyright fondamentalement inadapté en vue de contrôler l’Internet et l’accès aux savoirs. Plus de 80 organisations non-gouvernementales du monde entier (dont Consumers International, Reporters sans frontière, la Free Software Foundation et l’Electronic Frontier Foundation) ont déjà signé une lettre ouverte s’opposant fermement à l’ACTA
La dernière analyse de la Commission européenne dévoile l’intention du texte : imposer un accord "volontaire" entre les fournisseurs d’accès Internet et les titulaires de droits pour combattre de manière extra-judiciaire les atteintes au droit d’auteur par une riposte graduée et le filtrage ou une suppression automatisée des contenus. Pour forcer les opérateurs à accepter de telles restrictions, ACTA les rendra responsables des atteintes au droit d’auteur effectuées par leurs utilisateurs.
« En créant une insécurité juridique pour les opérateurs d’Internet, l’ACTA les forcera à céder sous la pression des industries du divertissement. L’ACTA obligera les fournisseurs d’accès à Internet à filtrer et enlever contenus et services, les transformant en auxiliaires privés de police et de justice. Nous ne pouvons tolérer que des restrictions aux droits et libertés fondamentaux soient imposées par des acteurs privés. Une telle modification du droit pénal par les gouvernements eux-mêmes, dans l’opacité la plus totale, montre combien les personnes à l’origine de l’ACTA haïssent la démocratie. » analyse Jérémie Zimmermann, porte-parole de La Quadrature du Net.
La Quadrature du Net appelle chaque citoyen à participer à la prise de conscience des dangers de l’ACTA (voir le policy brief et à dévoiler ses négociateurs afin qu’ils aient à faire face à leurs reponsabilités. Une page de campagne participative dédiée est fournie à cet effet.
« Obéissant aux industries de la musique et du cinéma, des négociateurs non-élus sont en train de décider du futur d’Internet. Nous devons les en tenir responsables et s’assurer qu’ils assumeront les conséquences de leurs décisions. » conclut Jérémie Zimmermann.








